Terres sauvages
/ Ling Yu ; traduit du chinois (Taïwan) et présenté par Camille Loivier et Emmanuelle Péchenart
Translation of: 城的連作 • Cheng de lian zuo • 消失在地圖上的名字 • Xiao shi zai di tu shang de ming zi • 特技家族 • Te ji jia zu • 木冬詠歌集 • Dong mu yong ge ji • 關於故鄉的一些計算 • Guan yu gu xiang de yi xie ji suan • 我正前往妳 • Wo zheng qian wang ni • 田園,下午五點四十九分 • Tian yuan, xia wu wu dian si shi jiu fen • 膚色的時光 • Fu se de shi guangPiece-Analytic Level: Suite urbaine • Les noms qui ont disparu de la carte • Famille d'acrobates • Chansons de Mudong • Quelques calculs concernant le pays natal • Je suis en chemin vers toi • Pastorales, 17h49 • Temps couleur peauLanguages: français • of original work: chinoisCountry: FRANCEPublication: Belval (Vosges): Circé, DL 2022Description: 1 vol. (136 p.); 20 cmppn: 265401127| Item type | Current library | Collection | Call number | Status | Barcode | |
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| Document empruntable, en libre accès | BULAC Rez-de-chaussée | Livre | 43TW 851.55 LIN.Y (Browse shelf(Opens below)) | Available | 17513004544311 | |
| Document empruntable, à demander | BULAC Magasin | Livre | BULAC MON 16 19821 (Browse shelf(Opens below)) | Available | 17513004544329 |
Dès le début, il y a la ville, la ville et ses paradoxes : dans les espaces urbains et leurs successions se trouvent la place publique, mais aussi l'enfermement et la solitude. C'est donc le « sauvage » (le mot : ye, la campagne, le rude, le non cultivé) qui est le « pays natal ». Et ce dans quoi l'on a toujours baigné, les digues, le silence, le temps - à la surface duquel errent les humains. Plus loin se dessinent territoires et cartes (même imaginaires : les fines ridules que dessine l'eau sur le sable), là où un train, parcourant la côte entre Taipei et Yilan, trace une frontière, entre l'intérieur et l'extérieur, entre soi et autre. L'île, ici, est à la fois soi-même et la patrie à jamais séparée. De telles délimitations, coupures et enfermement donnent à la solitude son poids particulier et, là aussi, paradoxal. Jamais sans les miens, semble-t-il être dit ici, mais jamais vraiment avec eux non plus. On frôle des précipices, des univers parallèles. Un feu couve, sous l'apparente froideur, et il se pourrait bien qu'il brûle tout. Des déités veillent, cependant : Dieu le père ou divinités moins imposantes, mais en nombre. Tous les temps coexistent ; visions de chasses archaïques, de tribus ennemies qui annoncent les « communautés » d'aujourd'hui. Dans sa lumière propre, mais non exempte de références - la poétesse donne forme à cet « objet qu'on appelle mémoire ». 4e de couverture
